Portrait de Céline, dompteuse de monstres

Je vous vois déjà écarquiller les yeux en vous demandant de quel genre de monstres il pourrait bien s’agir. Un peu de patience, vous le saurez tout de suite avec Madame Céline Sankara, la digne fille de Bobo-Dioulasso.

Du rêve d’infirmière à conductrice d’engins « très » lourds

Tout commence par une annonce faite par la mine d’or à ciel ouvert d’Essakane au Burkina Faso. Céline qui n’avait alors aucune formation dans le domaine décide de tenter sa chance. Le 2 février 2011, elle sera retenue, de même que 8 autres filles. Elle débute ainsi la formation à Dori, obtient son permis de conduire et commence à travailler dans un univers considéré comme réservé uniquement aux hommes : le secteur minier. Madame Sankara a dû travailler très dur et gravir les échelons pour se voir confier les dumpers.

Un dumper est un engin qui possède un réservoir de 1900 litres. Il mesure 5.80 mètres en hauteur, 11 mètres de long et 6,30 mètres en largeur. A vide, ce monstre mécanique pèse 113 tonnes. Lorsqu’il est chargé, Céline se retrouve en train de manier 250 tonnes sur une vitesse de 50 kilomètres par heure. Avec 1350 chevaux et un robuste moteur de 12 cylindres, ce véhicule poids « très » lourd est assis sur 4 gigantesques roues. Chacune d’elle possède près de deux mètres de haut.

Les débuts et désormais, la routine de Céline

Céline avoue qu’elle a voulu rebrousser chemin le jour de son premier contact avec ce qui deviendra par la suite son matériel de travail. « Quand on est arrivé et j’ai vu l’engin, j’ai dit si c’est ça, je préfère repartir. On avait tellement peur sincèrement dit« . De plus, l’immersion ne fut pas de tout repos. Le premier obstacle s’est révélé être ses propres collègues hommes qui lui avaient certifié qu’elle ne pourrait jamais conduire ledit camion. L’autre appréhension est venue de son mari qui n’y croyait également pas.

Aujourd’hui, Céline adore son travail et n’a aucune peine à l’exercer de jour comme de nuit. Aucune faveur ne lui est faite avec sa condition de femme : avec énergie et bravoure, elle est soumise aux mêmes rythmes et intensités de travail que les hommes. D’ailleurs, ces derniers ont fini par la féliciter. Souvent éloignée de sa petite famille, elle a finalement aussi eu le soutien de son époux. Elle arrive par conséquent à avoir un œil sur les études de ses enfants.

Les mines et les femmes, une histoire d’amour naissante

Dans la croyance populaire, certains métiers ne sont faits que pour la gent masculine. Les choses ont évolué et petit à petit, les femmes sont en train de comprendre qu’elles sont aussi capables de réussir dans des milieux essentiellement masculins.

Aussi, la loi interdit toutes formes de discriminations envers les femmes au Burkina Faso. Le 8 juillet 2009, une politique nationale genre a été adoptée à cet effet. Le décret N°2009672/PRES/PM/MEF/MPF promeut l’égalité des chances entre les deux sexes dans le processus de développement. Ceci a été pour beaucoup dans l’intégration des femmes dans le secteur minier.

En 2016 par exemple, seulement 184 femmes y travaillaient. En 2018, 261 femmes étaient employées par la seule mine d’or d’Essakane, soit 11,19 % du personnel. Elles bénéficient également d’un congé spécial de maternité de 14 mois.

Il faudrait également prendre en compte le fait que les femmes ne veulent pas embrasser des domaines ayant rapport au secteur minier. Ce qui explique leur faible présence. Un état de choses que font l’effort de corriger les multiples associations et institutions.

Qu'il s'agisse donc de Céline dans la mine d'Essakane, de Téné Konaté ou de Sonia à Dundé, nous continuons de croire que la campagne "Aux Filles, l'Égalité" de Plan International Bénin n'est pas une vaine lutte. Les filles peuvent également décider, diriger.

Nous n’en dirons pas plus

Aujourd’hui, c’est la fête des pères

Les mots n’ont parfois plus de poids, persévérance et courage à toutes ces femmes. Bonne fête aux mamans-papas.

S’épanouir pour les filles : un leurre ?

Reprenons l’idée générale du deuxième objectif de la Campagne « Aux Filles, l’Égalité ». Les filles et les garçons doivent avoir le même accès aux espaces publics. Aussi bien sur les réseaux sociaux qu’à l’école, elles ne doivent pas avoir peur de prendre la parole. À aucun de ces endroits, elles ne doivent faire l’objet de violences ni de harcèlements. Cependant, cela est-il réellement le cas lorsque nous observons la société au sein de laquelle nous évoluons ? Absolument pas.

Le cas des violences dans les espaces publics

Les filles ont peur de sortir dans la rue. Que ce soit dans les pays développés ou dans les pays moins développés, elles ne se sentent toujours pas en sécurité lorsqu’elles traversent une ruelle seules. Elles ne sont pas très sûres de revenir comme elles sont parties chaque fois qu’elles se rendent dans les toilettes publiques, sur leur lieu de travail ou même à l’école. Elles redoutent les attouchements et les remarques d’ordre sexuel, elles redoutent les viols. Ceci réduit leur liberté de mouvement, affecte leur bien-être et les empêche de participer librement à des activités récréatives par exemple.

Le cas des violences sur les réseaux sociaux

Le cyberharcèlement est né avec Internet. Il s’agit d’un acte intentionnel et agressif posé par un groupe d’individus ou un individu. Ceux-ci se servent en effet des canaux de communication pour insulter, se moquer et propager des rumeurs. Un clic suffit pour inoculer le venin à la victime et la détruire moralement. Les filles sont les plus exposées, particulièrement celles qui ont entre 18 et 24 ans. D’ailleurs, il a déjà été indiqué par un rapport de la Commission des Nations-Unies en 2015 que 73 % d’entre elles y ont déjà été confrontées.

Le cas du harcèlement sexuel

La loi n°2006-19 portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes en République du Bénin définit le harcèlement sexuel comme « le fait pour quelqu’un de donner des ordres, d’user de paroles, de gestes, d’écrits, de messages et ce, de façon répétée, de proférer des menaces, d’imposer des contraintes, d’exercer des pressions ou d’utiliser tout autre moyen aux fins d’obtenir d’une personne en situation de vulnérabilité ou de subordination, des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers contre la volonté de la personne harcelée ».

Il pourrait figurer parmi les cas de violences dans les espaces publics, mais le phénomène est si vicieux et si pernicieux qu’il mérite un traitement très particulier. Le harcèlement sexuel s’est malheureusement fait une place au soleil, une place toute dorée dans nos lieux de travail. En cause, l’absence d’un profil-type du harceleur et l’impunité dont fait l’objet le phénomène. Il crée un environnement de travail hostile et dégradant pour la victime. Elle se sent coupable, se demandant en quoi elle a été fautive, alors qu’elle n’en est souvent pour rien.

Cette dernière peut ne plus avoir du tout d’estime de soi, perdre confiance en elle-même et avoir l’impression d’être un objet. Elle peut alors en arriver à développer des troubles anxieux et des conséquences physiques comme un dysfonctionnement hormonal ou des troubles de l’appétit. Le harcèlement sexuel est aussi confronté au silence des victimes qui préfèrent ne pas exposer leur bourreau. Par peur de représailles ou de perdre leur emploi, elles choisissent de subir et de donner ainsi la liberté au harceleur de continuer sa sale besogne avec d’autres jeunes filles.

La société dans laquelle nous vivons en est également pour quelque chose. Non contente de ne pas apporter son soutien aux victimes, elle les enfonce et rejette le tort sur elles. Elle suppose qu’elles ont eu un habillement provocateur ou que par des gestes, elles en sont arrivées à « réveiller des choses ». Ce fut le cas il y a un peu plus d’un mois avec la journaliste de l’Office de Radio et de Télévision du Bénin, Madame Angela KPEIDJA. Elle a eu le courage de crier son ras-le-bol, et s’en sont suivies des humiliations et des injures sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les solutions qui s’imposent ?

Les filles ne devraient pas avoir peur de circuler librement.

Dans le cas des violences dans les espaces publics, il urge de passer des messages de sensibilisation et de créer des espaces sécurisés pour ces dernières. Sur les réseaux sociaux, le cyberharcèlement pourrait être également contenu par la sensibilisation et des mesures de prévention puis de protection. Un cadre juridique bien défini devrait aussi être établi afin de punir les contrevenants. Enfin, par rapport au harcèlement, les centres d’écoute devraient veiller à ce que les dénonciations soient faites, les victimes suivies, les bourreaux punis.

Helwise, la scientifique

Dans mon billet précédent, j’avais eu à mettre en exergue les objectifs de la campagne de Plan International, « Aux Filles, l’Égalité ». J’avais notamment eu à parler du volet « Filles et garçons, mêmes représentations » : la société et les lois doivent pouvoir accorder aux filles, la possibilité de réaliser leurs rêves en éliminant les stéréotypes.

Bien avant cette initiative de recyclage, j’ai eu l’opportunité de connaître et d’observer une jeune fille : Helwise BOYA. Helwise est née le 23 octobre 2000. Elle a une passion pour l’informatique. Actuellement étudiante en deuxième année des Systèmes Informatiques et Logiciels, elle est aussi membre de l’ONG Access To Computer For Every Girl (AC-FEG). Elle a bien voulu répondre à mes questions.

Helwise, lors d’une des nombreuses formations organisées par l’ONG AC-FEG

D'où t'est venue cette passion pour l'informatique ?

Depuis toute petite, j’aimais la science : surtout les mathématiques. Maman achetait chaque mois L’Agenda de la femme. Un jour où j’en lisais un, un article a attiré mon attention. Il présentait des femmes qui travaillaient dans la mécanique et la soudure.

C’est comme cela qu’est né mon désir de faire carrière dans un secteur d’activité où les femmes se font rares. Et surtout, de faire en sorte que d’autres filles aient la même ambition que moi. Après mon BEPC, je me suis donc inscrite en Série D, nous n’étions que 2 filles sur 54 élèves.

Quelle a été la réaction des parents lorsque tu as fait le choix de cette série ?

Mes parents n’y étaient pas réticents. Ils m’avaient juste demandé si je pouvais tenir. Je me suis finalement rendu compte qu’ils avaient peur à cause de l’effectif insuffisant des professeurs de matières scientifiques dans notre milieu. Il était presque impossible de retenir ces derniers à la fin des cours.

Programmation/Codage

Aussi, mes parents ont cru en moi. Mes enseignants également. N’eussent été ces deux soutiens, je pense que j’aurais baissé les bras. J’aurai certainement abandonné, puisque d’ailleurs, toutes mes amies avaient préféré les sciences littéraires.

Comment as-tu pu te défendre finalement ?

Avec le soutien de ces personnes, je croyais chaque jour un peu plus en moi. J’avais même eu la chance d’être chef de classe, et même déléguée d’établissement. Je me sentais capable d’impacter et de diriger. Ma volonté de devenir un modèle pour toutes ces filles qui avaient désisté s’est alors accrue.

Quel était le regard de tes camarades garçons sur toi ?

Avec les garçons, je n’ai eu aucun problème. Ils me voyaient très déterminée, courageuse et ambitieuse. C’est plutôt le regard des autres filles qui me préoccupait : pour elles, j’étais différente et plus proche des hommes. Ces considérations me mettaient un peu mal à l’aise.

Quels autres obstacles as-tu rencontrés pendant ce parcours ?

Il faut avouer qu’à un moment, mes parents et moi-même étions désespérés. Puisque les professeurs qualifiés n’étaient pas disponibles, d’autres enseignants non qualifiés nous délivraient les cours. J’ai également eu du mal à m’en sortir après le décès de mon professeur de Mathématiques. Il était toujours prêt à m’enseigner de nouvelles méthodes pour venir à bout de cette matière.

Cerveau de l’intelligence artificielle

Quels sont tes rêves dans le domaine informatique ? Penses-tu pouvoir les réaliser ?

Je veux être une experte dans le monde du numérique. La sécurité des systèmes informatiques et la création des machines intelligentes m’intéressent beaucoup. Je rêve aussi d’un monde dans lequel les filles auront un accès facile aux sciences. J’y arriverai.

En effet, Helwise BOYA est le prototype même de cette lutte que nous menons pour la représentation des filles. Jeune fille, n'aie pas peur de croire en ton potentiel et de vouloir te démarquer dans ta communauté. Cher (e) lecteur (trice), comme les parents d'Helwise, encourages-tu les jeunes filles de ton entourage à poursuivre leurs rêves ?

4 semaines pour les filles : tic-tac, tic-tac…

Ce jeudi 28 mai, a eu lieu dans les locaux de Plan International Bénin, une séance de recyclage pour 6 blogueuses et 4 activistes. Elle vise à les remettre au parfum des objectifs de la Campagne « Aux Filles, l’Égalité ». Elle a aussi été l’occasion de leur transmettre quelques notions essentielles sur la rédaction d’articles.

Dans notre pays, cette campagne a pris à témoin les activistes, les organisations de jeunes filles et jeunes garçons, les associations de femmes, les groupes communautaires, les jeunes influenceurs et les organisations de jeunes filles et jeunes garçons. Elle n’a pas oublié le volet « Blogging ». Parce que comme les actes, les mots touchent également.

Par conséquent, tout le mois de juin, Maman et Célibataire va s’y consacrer. Prévue pour durer 3 ans (2018-2021), la Campagne « Aux Filles, l’Égalité » ne vise qu’un seul but : faire en sorte que chaque fille, chaque jeune femme ait le pouvoir sur sa propre vie et puisse façonner le monde qui l’entoure. Sans bien évidemment faire des garçons, des ennemis.

Pourquoi  »Aux Filles, l’Égalité » ?

"Aux Filles, L’Égalité" parce que les filles continuent d'être mariées de force. "Aux Filles, L’Égalité" parce que les grossesses précoces sont la deuxième cause de décès des filles. "Aux Filles, L’Égalité" parce que les 2/3 des analphabètes recensés dans le monde sont des femmes. Aux Filles, L’Égalité pour bien et bien d'autres raisons tout aussi valables.

Filles et garçons, mêmes pouvoirs

Décider, diriger. Avez-vous déjà imaginé un monde où les filles et les jeunes femmes pourraient enfin prendre des décisions qui les impactent directement de façon positive ? Moi, oui. Je rêve de ce monde pour ma petite fille. Un monde dans lequel ses opinions et ses intérêts seront pris en compte, parce que considérées par des filles et des femmes.

Ces dernières ne devront donc pas être exclues des postes de pouvoir. Les mêmes chances accordées aux garçons doivent leur être accordées. Dans le monde, il n’y a que 5 % de mairesses et 23 % de députées pour plus de 3 milliards de femmes et de filles. Trop faibles pourcentages : il urge donc d’un plus grand accès à l’éducation.

Filles et garçons, mêmes libertés

S’épanouir. Cet objectif vise un accès égal à tous les espaces publics. Que ce soit à l’école, sur les réseaux sociaux, dans la rue, ou n’importe où ailleurs, les filles ne doivent pas avoir peur de prendre la parole. Elles ne doivent pas faire l’objet de violences, encore moins de harcèlements.

Filles et garçons, mêmes représentations

Apprendre. Il suffit de jeter un regard observateur sur la société pour se rendre compte du fait que les filles ne sont pas valorisées. Plusieurs stéréotypes tendent tous les jours à éteindre la flamme qui brille dans leurs yeux. Elles parviennent alors difficilement à réaliser leurs rêves.

Il est temps de briser toutes ces représentations négatives et préjudiciables à l’ambition de la gent féminine. Dès le bas âge, elles doivent comprendre qu’elles ont du potentiel. Que tout comme les garçons, elles peuvent travailler. Elles peuvent faire carrière dans des domaines où l’on ne préférerait pas qu’elles soient.

Tic-tac, tic-tac...nous en avons pour 30 jours...et nous ne nous tairons que lorsque chaque fille sera entendue et chaque voix, prise en compte.

Quelles sont les actions de Plan International Bénin contre le Covid-19 ?

Cordon sanitaire, confinement, gestes barrières, port de masque, etc.

Voilà autant de termes auxquels le monde a été habitué depuis un moment déjà. Les États, les organisations internationales, les associations, et même les particuliers, tous ont alors décidé de mettre la main à la pâte pour lutter contre le nouveau coronavirus. Au Bénin, Plan International Bénin n’a pas voulu rester en marge des actions menées. Aussi bien sur la toile que matériellement et financièrement, elle n’était pas loin des populations.

Les jeunes face à la prévention du Covid-19

26 mars 2020 : peu après les 11 mesures prises par le conseil extraordinaire des ministres au Bénin, Plan International Bénin annonce sur sa page Facebook la tenue d’un débat. Intitulé « Les jeunes face à la prévention du Covid-19« , il concernera la définition, les signes et les symptômes du Covid-19. Il évoquera aussi les mesures que peut adopter cette couche vulnérable pour prévenir la pandémie dans leur entourage. Il abordera en plus les activités à développer dans un contexte de confinement. Sans manquer de parler de la protection des personnes âgées et des enfants. L’organisation internationale n’en était pas à son premier essai. Dans le cadre de la lutte pour les droits des filles, elle avait déjà initié une campagne digitale. L’initiative sera alors du goût des abonnés de la page, qui ne manqueront pas de prendre d’assaut les publications : les uns pour prendre connaissance des conseils, les autres pour donner leur point de vue. Des questions ont été posées aux jeunes, et ils y ont apporté leurs réponses. Également à travers des sensibilisations sur différentes stations de radio locales, l’organisation est arrivée à atteindre des milliers de personnes à l’intérieur du pays.

La remise de chèque

09 avril 2020 : sans tambour ni trompette, le Ministère de la Santé du Bénin se verra offrir un chèque de 40 millions de FCFA par l’organisation humanitaire indépendante. Plan International Bénin, par ce geste, a voulu apporter sa contribution financière à la mise en œuvre du plan de riposte élaboré par le Gouvernement.

Les enfants et le Covid-19

Les rumeurs avaient circulé sur la certaine immunité des enfants face au nouveau coronavirus. Heureusement ou malheureusement, elles étaient infondées. D’ailleurs, une étude menée par l’université Johns Hopkins aux États-Unis, estimait à 6.000 le nombre d’enfants qui pourraient être touchés par la pandémie dans les pays pauvres. En effet, en raison de la faible couverture sanitaire, ils pourraient souffrir d’effets indirects dévastateurs. Cette couche de la société n’a donc pas été oubliée. Sur Internet, Plan International Bénin dévoilait le procédé par lequel prendre pour les aider à faire face à la propagation du virus.

Le tchat live

Le tchat live permet des discussions instantanées et accessibles en temps réel. Depuis le 1er mai 2020, cette nouvelle trouvaille de Plan International Bénin est celle qui a drainé le plus d’internautes. Le thème abordé avait trait au leadership féminin face au Covid-19. Cette pandémie rimant avec éloignement et respect des gestes barrières, la conséquence sur le leadership féminin n’en pourrait être que désastreuse. La question a été posée, et il a résulté des interventions que les filles pourraient se servir des réseaux sociaux pour conserver leur domination en utilisant les réseaux sociaux pour faire passer leurs messages. Elles doivent devenir plus inventives, se réorienter, et ne relayer que des informations vraies et officielles. La pédagogie voudrait aussi qu’elles continuent à servir de modèle. Dans la lutte contre le nouveau coronavirus, notamment, elles doivent sensibiliser leurs proches en respectant elles-mêmes les gestes barrières. Enfin, elles doivent pouvoir mener des actions contre les violences faites aux femmes : dans le contexte actuel, celles-ci ont en effet augmenté de 32 %.

L’a cappella contre le Covid-19

Il s’agit ici d’une vidéo de 90 secondes à enregistrer avec son téléphone. Le challenge est destiné à tout jeune d’au plus 24 ans vivant à l’intérieur du cordon sanitaire. Elle vise une sensibilisation sur les gestes barrières à travers le chant. La vidéo devra ensuite être partagée, avec Plan International Bénin en identification. Une enveloppe financière et des lots en nature sont réservés aux trois meilleurs enregistrements. Vu l’ampleur qu’a pris le concept, quelques jours ont même été rajoutés au délai dudit challenge.

Qu'attendez-vous pour y participer ?

Les dons aux autorités locales

Dans les communes d’Adjohoun, de Bohicon et de Natitingou, du savon liquide et plusieurs dispositifs de lavage de mains ont été distribués. Ces dons devraient servir aux écoles, avant la reprise des classes le 11 mai 2020. La remise avait eu lieu 5 jours avant. Le 20 mai 2020, une équipe de l’organisation internationale a été envoyée sur le terrain pour une mission de suivi de l’utilisation de ces dispositifs. Elle était en compagnie du Directeur départemental des enseignements maternel et primaire du Zou et du Couffo. Bilan positif et pari réussi !

La sécurité en ligne

Le thème actuel du Facebook Live Tchat de Plan International Bénin a rapport avec la sécurité en ligne. Force est de constater qu’avec cette pandémie, de plus en plus de personnes sont continuellement connectées. Internet est devenu le seul moyen de rester en contact avec ses proches, à cause des mesures comme le cordon sanitaire et le confinement. Elles sont donc de plus en plus vulnérables, et il urge pour chaque cybernaute de se protéger contre les violences, les harcèlements, les piratages et les rançonnements en ligne.

Dans les jours à venir, nombre d'autres actions seront certainement encore menées par Plan International Bénin. Elle n'en a pas terminé avec le Covid-19. Que pensez-vous de toutes ces prouesses ? Et vous, que faites-vous pour lutter contre la pandémie ? Répondez-nous en commentaire.

Top 5 des défis de la maman célibataire

Parmi les mamans célibataires, il y a celles qui ont fait le choix d’élever seule leur progéniture, et il y a celles qui y ont été obligées. Les premières sont bien moins nombreuses que les secondes et pour ces dernières, élever seule un enfant rime avec des défis énormes à relever. Cependant, même s’ils sont difficiles, ces challenges ne sont pas insurmontables.

1. Assurer les besoins de son enfant malgré le manque d’argent

Une maman célibataire qui ne sait pas « se débrouiller » ou gérer un budget, ne pourra malheureusement pas s’en sortir. L’insuffisance de fonds est en effet la première conséquence d’une rupture dans ce cas. La maman se retrouve à prendre en charge seule, des dépenses qui se faisaient certainement à deux. Même lorsqu’elle bénéficie d’une pension alimentaire, il est peu probable qu’elle parvienne facilement à une indépendance financière. Trouver une occupation, faire des économies et moins dépenser, doivent par conséquent devenir son credo.

2. Être une femme organisée et énergique

Tous, nous avons 24 heures en une journée. Les mamans célibataires ne refuseraient néanmoins pas qu’on leur en accorde une de plus : chose impossible. Il faut pouvoir tenir toutes les activités de son quotidien en ces 1.440 minutes. Ceci demande une sacrée organisation et bien évidemment, aucun répit et beaucoup d’énergie ! Entre faire le ménage, changer les couches, faire des courses, préparer, travailler et ne pas manquer les rendez-vous médicaux, on a tôt fait d’être débordée ou de carrément faire un burn-out.

3. Assurer l’équilibre psychique et psychologique de son enfant

Un challenge de toute une vie ! J’en parlais dans l’un de mes précédents articles. Assurer l’équilibre psychique et psychologique de son enfant passe par garder de bonnes relations avec son père. Si le couple « sentimental » n’a pas fonctionné, une maman célibataire doit faire de son mieux pour que le couple parental le soit. Un minimum d’écoute et d’échanges est indispensable pour que votre enfant grandisse en sécurité, et dans la paix.

4. Sortir et retrouver l’amour

La plupart des mamans célibataires n’ont pas de vie sociale, surtout celles qui n’ont pas encore trouvé un « équilibre financier ». Bien difficile de sortir se changer les idées lorsqu’on est exténuée ; ou lorsqu’on n’a personne pour garder le bout de chou. Bienvenue la déprime, l’isolement, les amis qui s’éloignent, le lot de problèmes, etc. Le piège est alors de se construire une zone de confort et de s’y adapter. Si vous avez une telle femme dans votre entourage, n’hésitez pas à la bousculer de temps à autre pour lui redonner goût à la vie.

De plus, sortir a un lien avec retrouver l’amour, se reconstruire. Le prince charmant ne viendra pas toquer à votre porte pour vous offrir une bague de fiançailles ! En dehors de ce défi, vous devez pouvoir réaliser un travail profond sur vos blessures et sur votre personnalité. Prendre en compte où est-ce que çà n’avait pas marché et surtout, retrouver sa confiance en soi.

Protéger son enfant du Coronavirus

L’année 2020 sera certainement classée la plus morbide des années de ce 21 e siècle. Nous ne sommes qu’en mars, et on se demande si avant décembre, il pourrait encore avoir pire que cette pandémie du Covid-19.

Nos petits trésors sont fragiles, et doivent être protégés. Je pense qu’il est d’une part question d’isoler les enfants, et de leur faire aussi comprendre la situation. D’autre part, il faut leur apprendre les bases des précautions : se laver régulièrement les mains et éviter les câlins.

Maman célibataire, adoptes-tu une sexualité responsable le jour de la Saint-Valentin ?

Oui c’est à toi que je m’adresse, jeune fille, jeune dame. Adoptes-tu une sexualité responsable ? Maîtrises-tu le fonctionnement de ton corps ? Connais-tu les différents moyens de contraception qui existent ? Que fais-tu pour assurer un avenir décent à ton enfant avant de lui ajouter des frères ou des sœurs ? Dêkpèxo de Styline Agbazahou en parle tout le temps, Iléwa de Nafissath Hounkpatin ne s’est jamais tu sur le sujet, Plan International Bénin n’a jamais cessé de vouloir t’aider à avoir toutes ces informations. Et même si tu les as toutes, les utilises-tu réellement ? Nous sommes le 14 février. Veux-tu faire partie de celles qui auront un bébé dans 9 mois ? As-tu prévu cet événement ? Si non, pourquoi le provoquer en ne fêtant pas de façon responsable ? Découvrons ensemble les solutions qui s’offrent immédiatement à toi aujourd’hui.

Le préservatif

Tu peux passer à la pharmacie du coin en prendre un paquet pour ton partenaire. Mais bien sûr, n’attends pas que ce soit lui qui le fasse ! Et si ce soir, il n’en rapportait pas, que ferais-tu ? Les origines exactes du condom restent toujours inconnues mais ce n’est pas ce qui nous intéresse. En le portant à ton partenaire ce jour de la Saint-Valentin, si bien sûr vous avez prévu quelque chose, tu évites :

  • Une grossesse non désirée ;
  • Une infection sexuellement transmissible (IST) pouvant déboucher sur une maladie sexuellement transmissible (MST) ;
  • Le SIDA (oui, tu as bien lu).

La pilule du lendemain

Le fameux progestatif de synthèse si bien connu de nous, jeunes. Le lévonorgestrel est mieux connu sous le nom de Norlévo, et a pour action de bloquer l’ovulation pendant quelques jours. Si l’option du préservatif ne te dit pas ce soir, n’oublie pas d’acheter ta pilule du lendemain et avale-la avant le 17 février. En effet, la pilule du lendemain est un contraceptif d’urgence, à utiliser au plus 3 jours après un rapport sexuel probablement fécondant. Auquel cas, un bébé ne plus dans le monde ne ferait du mal à personne. A part Norlévo, tu pourrais te procurer une boîte d’Ellaone. Certains évoquent la fiabilité de la pilule du surlendemain. Mais entre nous, pourquoi prendre des risques avec une pilule du surlendemain si on peut en avaler une du lendemain ?

Le coït interrompu

Si je le mets en troisième position, c’est parce qu’il n’est pas aussi fiable que le préservatif ou la pilule du lendemain. Le coït interrompu est l’action qui va consister pour ton partenaire à retirer son pénis de ton vagin juste avant d’éjaculer. On suppose donc que de cette manière, tu ne pourrais pas tomber enceinte. Cependant, tous les hommes n’arrivent pas à contrôler leur éjaculation :

  • Les spermatozoïdes de ton partenaire peuvent donc être expulsés à l’intérieur de ton vagin ;
  • Ceux se trouvant sur ta vulve peuvent se frayer facilement un chemin, s’y introduire, et hop !
  • Le sperme restant après une précédente éjaculation peut parfois se retrouver dans l’urètre et être envoyé dans le vagin par le liquide pré éjaculatoire.

Un seul partenaire sexuel

Si tu étais sexuellement active avec plusieurs partenaires, c’est le lieu de t’en tenir à un seul dès aujourd’hui. Pourquoi ne t’achèterais-tu pas un test de grossesse pour vérifier si tu n’es pas déjà enceinte ? Le multipartisme sexuel ne te protège pas des IST et des MST. Alors qu’en décidant de ne t’en tenir qu’à un seul homme, tu t’engages mieux dans ta relation avec ce dernier, et peut-être pourrez-vous penser à des projets de vie commune. Aussi, lorsque tu tombes enceinte, tu connais au moins le papa de ton futur bout de chou !

Bonne fête de Saint-Valentin Ma Reine ! Et n’oublie pas : « il ne s’agit pas d’être la valentine d’un soir, mais l’épouse d’une vie ».

Le statut juridique de la mère célibataire

D’aucuns trouverait la chose aberrante. Qui a demandé à ces femmes de se mettre dans les conditions de devenir maman célibataire, et maintenant se mettre à parler de statut juridique ? Cependant, se poser ces questions reviendrait aussi à vouloir remettre en cause tous les combats et luttes en faveur des droits de la femme. Ce serait exactement comme si l’on se disait : ‘’Elles auraient pu être des hommes, quels droits veulent-elles qu’on leur accorde ?’’.

En France par exemple, c’est en 1944 que les femmes vont obtenir le droit de vote alors que les hommes l’avaient depuis 1848. De plus, elles ont dû attendre l’année qui a suivi pour pouvoir l’exercer. Bref, je ne vous ai pas souhaité une bonne année. 12 nouveaux mois, de nouveaux challenges, de nouveaux objectifs, et surtout de belles réalisations nous attendent tous fin 2020 si nous nous mettons réellement au travail. Entrons à présent dans le vif du sujet !

Qu’est-ce qu’un statut juridique ?

Le statut juridique représente tout simplement un ensemble de textes juridiques. Ces textes, élaborés par un État, prennent en compte la situation ou mieux, les droits d’un groupe d’individus. Plus explicitement, le statut juridique renseigne sur les droits reconnus à une catégorie d’individus. C’est ainsi qu’au Bénin, la Loi N°2002-07 du 24 août 2004 portant Code des Personnes et de la famille est par exemple venue bouleverser les règles coutumières en permettant aux veuves d’avoir directement accès à la succession de leur mari défunt, lorsque les deux avaient été légalement mariés. Que nous dit donc cette même loi à propos de ces femmes célibataires avec à charge un ou plusieurs enfants ?

Rien…

Aucune disposition du Code des Personnes et de la famille ne mentionne la situation de la femme célibataire délaissée par son partenaire avec un ou plusieurs enfants. Il se penche plutôt sur le régime matrimonial : les rapports entre un homme et une femme, des fiançailles au divorce. Il s’occupe également de la situation des enfants qui naissent dans un mariage, de leur situation après la séparation de leurs parents. La loi traite aussi de la situation des enfants nés hors mariage.

Les causes du phénomène des mamans célibataires

Elles sont aussi nombreuses et diverses qu’il y a de mamans célibataires. Derrière chaque femme qui élève seule ses enfants, se trouve une histoire. Pour les plus jeunes, il s’agit souvent d’une absence d’éducation sexuelle. En Afrique, le sexe demeure toujours une discussion taboue entre parents et enfants. Ces derniers glanent des informations sur le sujet à partir d’Internet, et tiennent leur premier rapport sexuel sur les conseils des amis. Pour les autres, il s’agit d’une précipitation vers le sexe. Les hommes comme les femmes n’attendent plus le mariage avant de passer à l’acte sexuel. On veut ‘’tester son partenaire’’, vérifier s’il est un ‘’bon coup’’ et surtout, faire du ‘’chair à chair’’ alors qu’aucun des deux n’est encore prêt pour accueillir un enfant. Cependant, Nadège, que j’avais interviewée dans l’un de mes précédents billets, est devenue maman célibataire après une rupture avec le père de son enfant, une autre cause du phénomène des mamans célibataires, toujours reliée à une absence d’engagement solide entre les deux personnes qui décident ou non d’avoir un enfant ensemble. Une femme peut également devenir maman célibataire à la suite du décès du père de sa progéniture.

Quelques chiffres sur la monoparentalité

Ces chiffres nous donnent une idée de l’ampleur du phénomène, et celui-ci est de plus en plus grandissant.

En Europe

Revenons en France où le nombre de mamans célibataires est largement plus élevé que celui des papas célibataires. Les derniers chiffres sur la monoparentalité dans ce pays mentionnent que 85 % des parents de familles monoparentales sont des femmes. Ces chiffres ne prenant pas en compte les femmes dont le conjoint est décédé, on peut constater que la plupart de ces femmes ont déjà vécu 5 ans en moyenne dans cette situation. Sur 10 cas, 8 causes de cette monoparentalité sont dues à une séparation du couple.

En 30 ans, le nombre de mamans célibataires a doublé dans ce pays, et 35 % d’entre elles vivent avec seulement 1334 euros par an. Pour un pays représentant la septième puissance économique mondiale, ces femmes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

L’État a toutefois pris des mesures pour leur venir en aide. La maman célibataire peut toucher une prime de naissance de 923 euros 8 centimes dès le septième mois de grossesse. Elle a droit aux allocations familiales et au RSA (Revenu de Solidarité Active) si elle a moins de 25 ans. Avec des démarches légales, elle peut également se voir octroyer une pension alimentaire, se voir attribuer un logement HLM (Habitation à Loyer Modéré), et même prendre un congé parental rémunéré.

La situation n’est pas plus reluisante en Autriche où 44 % des parents de familles monoparentales, majoritairement les mères, sont menacées de pauvreté malgré la réforme de l’aide sociale instituée par le gouvernement. Pareil en Irlande où les aides financières existent certes, mais le système en lui-même ne facilite pas leur accessibilité aux femmes seules.

En Afrique du Nord

On pourrait penser que ces pays à forte dominance musulmane sont épargnés par le phénomène. C’est bien évidemment le contraire. Au Maroc par exemple, elles sont chaque année 30.000 jeunes filles et femmes à devenir mamans sans un homme à leurs côtés. Elles sont rejetées par la société et royalement ignorées par le système, malgré la ratification par leur pays des conventions sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes et sur le droit des enfants. De plus, ces femmes subissent des situations de non-droit (les violences physiques et sexuelles).

En Tunisie, cependant, la situation est moins alarmante. En effet, en plus de l’IVG qui est autorisée, une prise en charge est accordée à ces femmes et des accompagnements sont disponibles dans les maternités pour les nouvelles mamans.

En Afrique subsaharienne

En Afrique subsaharienne, aucun texte de loi n’a encore pris à cœur la situation des mamans célibataires. Elles n’ont pas de statut juridique, et aucune loi ne fait référence à elles.

Au Bénin, les derniers chiffres sur la monoparentalité remontent à 2016. Le Ministère de la Famille estimait à 18 % de la population le nombre de foyers monoparentaux. Depuis lors, aucune étude officielle n’a plus été menée, et il est bien évident que ce pourcentage a évolué. Par ailleurs :

  • Aucun texte ne permet de savoir effectivement qui est maman célibataire et qui ne l’est pas.
  • Très peu de femmes dans cette situation savent qu’elles peuvent exiger une pension alimentaire au père de leur enfant. Puisqu’elles ne connaissent pas leurs droits et ceux de leurs enfants, elles ne peuvent pas les réclamer.

Alors qu’autrefois, on devenait mère célibataire à la suite du décès de son mari, on dénombre de plus en plus de jeunes filles, de jeunes femmes et de femmes plus matures dans cette situation; justement à cause de la libération des mœurs, de la banalisation de la parole donnée, mais à cause également de la démystification du divorce.

Pourquoi un statut juridique est-il indispensable pour la maman célibataire au Bénin ?

Les raisons sont toutes simples. Les femmes de ce statut sont mal vues par la société, et la plupart d’entre elles ont des conditions de vie difficiles. Or :

La maman célibataire est une citoyenne comme les autres.

Dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples on peut lire à l’article 18 alinéas 3 : ‘’L’État a le droit de veiller à l’élimination de toute discrimination contre la femme et d’assurer la protection des droits de la femme tel que stipulé dans les déclarations et conventions internationales’’. Dans ces déclarations et conventions internationales, il est stipulé que toute personne a droit à des mesures d’aide sociale lui permettant d’avoir un niveau de vie décent.

La maman célibataire élève des enfants dont le pays aura besoin demain pour son développement. Déjà que la plupart de ces enfants ne bénéficient pas de la présence et de l’assistance d’un père, ils ne doivent pas être privés de celle de leur État.

Il urge que tous, nous arrêtions de faire semblant de ne pas voir les choses empirer. Des mesures doivent être prises pour arrêter la saignée. De quelles façons ? Suivez-nous pour ne plus rien rater!

3 consignes très importantes

N’y allons pas par quatre chemins : en tant que maman célibataire, on est parfois tentée de rendre le coup au papa en ayant certaines réactions envers son enfant ou lui-même. Cependant, si vous voulez faire de votre progéniture des personnes équilibrées malgré une éducation monoparentale, vous devez absolument suivre ces trois consignes !

Ne salissez jamais votre ex-conjoint auprès de votre enfant.

Ne l’essayez en aucun cas, et tâchez de ne plus recommencer si vous avez déjà commis cette erreur. Si votre ex-conjoint n’était pas un ange, ne lui faites pas pousser des ailes d’ange, mais ne le peignez pas non plus en diable.

Ne dites pas par exemple à votre enfant que son père est un irresponsable, ceci ne le concerne absolument pas. Laissez votre fille ou votre fils tirer ses propres conclusions.

Rapprochez votre enfant de votre ex-conjoint s’il en manifeste le désir.

Tôt ou tard, votre enfant réclamera son père, et vous avez le devoir de lui dire où il est et de le lui montrer s’il le faut. La figure paternelle est très importante dans le développement psychique de l’enfant. Sauf refus de la part de votre ex-conjoint, faites de votre mieux pour que la relation père-enfant soit des plus intimes. Cependant, tout dépend de quel type de personne est votre homme. Un père de nature violente pourrait vous porter la main dessus ou faire de même sur votre enfant. Vous avez alors le droit de protéger ce dernier et de l’éloigner de lui.

Ne vous disputez pas avec votre ex-conjoint devant votre enfant

N’en rajoutez pas, aucun enfant n’en a besoin. En présence du vôtre, comportez-vous en maman responsable. Si provocations il y a, répondez toujours sans vous emporter : la colère est très mauvaise conseillère. Puisque la politesse fait partie des règles de base de son éducation, montrez à votre enfant que vous pouvez également appliquer ce que vous lui demandez de faire.